La polyarthrite rhumatoïde

Elle touche de 300 000 à 600 000 personnes en France.

Le diagnostic se fait le plus souvent autour de l'âge de 40 ans, elle touche principalement les femmes. Elle est en augmentation constante dans la population générale.

 

20% des polyarthrites seront très invalidantes. Les pieds sont atteints dans la moitié des cas. La polyarthrite rhumatoïde est une atteinte rhumatismale fréquente.

Des signes doivent inciter à consulter :

Des douleurs articulaires avec des gonflements, une inflammation locale associée à des raideurs matinales et parfois des douleurs d'avant-pieds figurent parmi les signes précoces de la maladie.

Une prise en charge rapide permet de limiter l'évolution.

La polyarthrite rhumatoïde est une atteinte de la membrane synoviale entourant les articulations, évoluant par poussées entrainant des douleurs importantes, des lésions articulaires conduisant à des désaxations et une perte progressive de fonction: de force et de préhension pour le membre supérieur, une moindre adaptation aux reliefs du sol et une diminution du périmètre de marche pour le membre inférieur.

La prise en charge doit être globale et associée à différentes thérapeutiques: médicamenteuses pour freiner les poussées inflammatoires, kinésithérapiques pour conserver les amplitudes articulaires et éviter les rétractions, chirurgicales pour "nettoyer" ou réaxer des articulations, nutritionnelles pour certains traitements, psychologiques pour affronter la maladie, ergothérapiques pour le membre supérieur, orthétiques pour limiter les douleurs en préservant la fonction.

Dans ce cadre le chaussage revêt une importance particulière: La conservation de la marche indolore pour tous les déplacements quotidiens est l'objectif. Il faut privilégier le choix de chaussures tenant l'arrière pied, limitant les mouvements de torsion axiale avec une empeigne souple et sans couture d'assemblage.

Des orthèses plantaires à visées correctrices ou de confort logées dans des chaussages adaptés sont une aide majeure.

Dans le cas de déformations importantes, d'impossibilité de loger des orthèses plantaires efficaces ou de dissymétrie des pieds, des chaussages spécifiques, éventuellement sur mesures, présenteront une solution. Une prise en charge par les organismes sociaux sera alors sollicitée.

Il faut garder à l'esprit que la prévention des micro lésions des pieds est très importante chez les patients bénéficiant des derniers traitements immunosupresseurs car le risque de développer une infection est augmenté. La coupe des ongles de pieds ainsi que le chaussage deviennent alors primordiaux.

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